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Éditions du Canoë

Tout vaut la peine si l'âme n'est pas petite
Fernando Pessoa

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Regards paranoïaques
La photographie fait des histoires

À travers 7 histoires racontées avec une verve d’enquête policière où sont impliqués des photographes célèbres ou qui vont le devenir (Julia Margaret Cameron – grand-tante de Virginia Woolf – Cartier-
Bresson, Doisneau, Gisèle Freund, Markus Hansen, Lartigue, Laurence Sudre), Martine Ravache s’attache à mettre en évidence le fait que tout regard est subjectif, qu’il est une construction de
l’esprit et que dans le partage collectif de cette expérience individuelle il y a un espace où s’introduisent « la paranoïa », le délire, l’histoire fabulée, falsifiée, accréditée. Personne ne voit la même chose. Voyons-nous vraiment ce que nous croyons voir ?
Comment le collectif (le regard partagé) inscrit la vision qui fera autorité et s’imposera comme celle de la vérité.



Tirage de tête

tiragesdetete martine ravache regards paranoiaque

 

Une édition limitée sous étui avec 26 tirages marqués de A/Z à Z/Z de la photographie de Markus Hansen avec l'auteur, au format du livre, intitulée Martine, constitue l'édition originale.

 

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« La photographie fait des histoires » de Martine Ravache

27 octobre 2019 - Michel Puech

Source A L'OEIL - Journalisme & Photographie

 

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Paris 17 octobre 2019 – A la galerie de l’agence Vu’, Martine Ravache présente son dernier ouvrage.
De gauche à droite : Jane Evelyn Atwood, Martine Ravache, Colette Lambrichs. Photo ©Geneviève Delalot

 

Diplômée de l’Ecole du Louvre, Martine Ravache est historienne de l’art, commissaire d’exposition, spécialiste de la photographie qu’elle a pratiquée plus de vingt ans comme iconographe dans la presse et l’édition. Elle publie « Regards paranoïaques » aux éditions du Canoë.

20191017 193417 150x267C’est un livre rare. Ce que j’appelle un « vrai livre ». Un ouvrage dont l’écriture et l’édition ne sont commandées que par le cœur, par la passion de la photographie. « Regards paranoïaques » … Quel drôle de titre !

« Le mot paranoïa n’est pas ici à entendre au sens pathologique mais plutôt dans son acception vulgaire, à la manière du cinéaste Robert Bresson lorsque celui-ci s’interrogeait, dans ses « Notes sur le cinématographe » *, sur le nom de l’auteur de cette fameuse citation : « Un seul regard déclenche une passion, un assassinat, une guerre. ». Un simple coup d’œil peut effectivement valoir possession amoureuse ou agression policière. Regarder n’est pas seulement voir. Il faut distinguer l’œil du regard. » écrit Martine Ravache dans son introduction. Pour ma part, je préfère le sous-titre « La photographie fait des histoires ».

Des histoires, Martine Ravache en a écrit sept sous forme de nouvelles nées de rencontres avec des photographes ou des photographies. De l’étonnant anniversaire de Gisèle Freund aux portraits d’identité de Markus Hansen, du profil de Julia Margaret Cameron au baiser de l’hôtel de ville de Robert Doisneau, de Laurence et Dominique Sudre nus, au cadavre de Pierre Overney en passant par le déjeuner noir et blanc et/ou couleur de Jacques-Henri Lartigue à la femme borgne d’ Henri Cartier- Bresson, Martine Ravache nous dévoile ses émotions, ses regards intimes et cultivés face à des œuvres connues, parfois trop connues pour être comprises. Avec elle, le regard est un pinceau qui éclaire notre intérieur devant l’image. Pudique mais sans concession, elle analyse l’image et nous fait découvrir nos propres regards.

Il y a plus de trois ans que Martine Ravache me sollicita pour retrouver l’auteur oublié de la photographie d’un autre oublié, Pierre Overney. Que diantre voulait-elle au camarade Christophe Schimmel ? Elle m’expliqua mais je ne compris pas. Avec son ouvrage, j’ai redécouvert une des terribles images de la mort de ce jeune militant à la porte Emile Zola des usines Renault. Je n’y avais vu qu’un simple cliché, dérangeant, un constat de police en quelque sorte. Grâce à la nouvelle où elle le met en parallèle avec une photo du couple Sudre posant nu sans rien dévoiler, Martine Ravache nous raconte en deux images toute une époque, celle de la jeunesse des babyboomeurs.

Un livre, magnifiquement préfacé par Mireille Calle-Gruber, édité par Colette Lambrichs des éditions Canoë; à déguster cet automne au coin du feu.

Michel Puech


Ecouter en podcast l’entretien avec Martine Ravache

Lire
Regards paranoïaques, « La photographie fait des histoires » de Martine Ravache
Préface de Mireille Calle-Gruber – Edition du Canoë 320 pages 24€

 

 

 

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« Un essai littéraire de relecture de la photo argentique »

7 novembre 2019 - par Christian GATTINONI

Lire l'article sur www.lacritique.orgwww.lacritique.org

 

 

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« De l’espionnage critique comme joie de paranoïa, par Martine Ravache, historienne de l’art »

7 novembre 2019 - Fabien Ribery

Lire l'article sur le blog de Fabien Ribery

 

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Article de 9lives-magazine.com / Hervé Le Goff 15 octobre 2019

martine ravache ed photo oct2019

lire l'article www.9lives-magazine.com, cliquez

 

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«Les Regards paranoïaques de Martine Ravache sont un éblouissement»

14 novembre 2019 - de ROFFI / Martine Roffinella

Lire l'article sur le blog de ROFFI / Martine Roffinella

 

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